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Envie d'une semaine a la campagne

Envie d'une semaine a la campagne - Brad Gauthier

J’avais été tenté par une semaine dans une demeure à la campagne, dans des conditions idéales. C’était sur une proposition de Jean-Louis et Madeleine que j’en étais arrivé à considérer cette offre avec sérieux. Ils m’avaient envoyé des photos de leur demeure, et j’avais été charmé par le lieu. Toute de bois, l’habitation principale était entourée d’une grande forêt. Plusieurs dépendances permettaient aux propriétaires d’inviter leurs relations. Chacun pouvait vaquer à ses occupations et, tout en même temps, se retrouver, au gré de leurs envies. J’avais bien envie de passer quelques jours en leur compagnie dans cet endroit atypique. C’était le mois de juillet et j’avais à effectuer ma planification financière avec mon conseiller avant de partir. Mes hôtes me promirent une surprise. J’avais hâte de les retrouver. J’ai donc préparé mes bagages en n’omettant pas d’y mettre des chandails de laine, autant que des tee-shirts et des pantalons légers. 

Je m’attendais à être bien reçu, comme je l’avais été dans leurs précédentes demeures ; je voulais donc leur apporter des présents en guise de remerciements. C’est Luc qui m’a emmené chez cette plasticienne merveilleuse. Elle fabrique des vases, des assiettes, des tasses. Ses poteries sont d’une finesse impressionnante. Elle représente des végétaux imbriqués les uns dans les autres. Ils figurent des fougères, des feuilles gracieuses de clématites, des myosotis en bouquets. L’influence japonaise de cette artiste était flagrante. J’étais sûr que cela plairait à Madeleine. Pour Jean-Louis, j’ai pris un coffret en bois contenant un ouvre-bouteille et un livre sur l’œnologie. Ils furent impressionnés par la beauté des œuvres de la plasticienne et mon ami a tout de suite utilisé le tire-bouchon que je lui ai offert.

Je suis donc arrivé en fin de journée, alors que la nuit était tombée. J’ai pu contempler les maisonnettes prises dans la végétation forestière, avec pour seule lumière les petites fenêtres allumées. Dans la pénombre, je distinguais les contours des habitations. Le peu de lumière ne me donna pas la possibilité de faire une photographie de cette scène, je l’ai conservée en mémoire autant que je le pouvais. Pour ce premier soir, j’ai dormi dans la bâtisse principale. Je fus conduit dans celle que j’occuperais pendant tout mon séjour pendant la matinée du jour d’après. Ils m’avaient réservé une cabane dans les arbres, en fait un grand appartement perché à quelques mètres du sol, dans un gigantesque chêne. Lorsque je me suis installé, j’avais l’impression de vivre à la manière des elfes.

À propos de l’auteur :

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Né d’un père anglophone et d’une mère francophone, c’est suite à mes études au cégep que j’ai rapidement pris le chemin de la traduction: une seconde nature pour moi. C’est pourquoi aujourd’hui écrire est non seulement mon métier… mais aussi une passion, dans les deux langues. C’est par le biais de ce blogue que vous pourrez en apprendre davantage sur mes expériences de vie, sur ma femme et sur mes charmants enfants qui activent mon quotidien.